MAR 11 - Complexe Scolaire, Marly Grand-Pré FR

Années 2011
Tailles M
Client Commune de Martigny
Coût 9 Mio. CHF
Typologies Education
Statuts Projet
Commission Concours
© Visualisations Salvatore Chillari
Team Egger Michel
Ott Eric
Desaules Michael
Diogo Dania
Lieu Marly Grand-Pré FR

Information

Programme:

Nouveau bâtiment : salles de classe primaire, salle des maîtres, salles d’appui, salles ACM/ACT, salle commune d’accueil, économat, local concierge, espace de lecture, Préau couvert. Extension du nouveau bâtiment : salles primaires, salles activités, salles d’appui, Aménagements extérieurs

Description:

Longtemps on a pu se satisfaire d’une définition qui faisait du paysage un panorama naturel. De nos jours le paysage est abordé dans le cadre d’une réflexion plus générale sur les villes et l’extension suburbaine, sur les sites industriels et leur emprise territoriale, sur les friches etc… Cet élargissement du domaine des paysages entraine une lisibilité différenciée et multiple du contenu même du concept de paysage. Il est devenu un espace organisé c’est-à-dire composé et dessiné par les hommes à la surface de la terre : le paysage est désormais une œuvre collective des sociétés qui transforment le substrat naturel. Le site d’intervention se trouve en lisière d’une multiplicité de paysages à l’organisation spatiale différenciée par leurs éléments structurants et morphologiques : un écart scolaire, un champ agricole, une brousse commerciale. Ici nous avons fait le choix de ne pas considérer la vue comme la condition et la forme principale du rapport au paysage ; au-delà de ce paysage traditionnel se greffe ici la possibilité de plonger la future école dans un paysage à la fois sonore, de saveurs et tactile, dans une dimension poly sensorielle propre à une expérience didactique… Pour la première étape de l’école, l’échelle d’intervention prend la mesure du paysage qui l’occupe. L’agriculture et le langage architecturale employé se répondent dans une commune allusion à l’acte de creuser, de graver, d’entailler, de sillonner et de tracer des formes de façon durable sur un support plus ou moins meuble, plus ou moins résistant… La volonté étant d’offrir aux élèves une nouvelle forme d’expérience de l’espace, de rentrer en possession de la nature et d’aspirer à une nouvelle expérience collective ; parce que cette immersion dans le paysage est là pour ouvrir le cœur des écoliers et vient concrètement concentrer en eux – comme en un ramassé du territoire – la conscience de leur appartenance à l’identité marlinoise, fribourgeoise. L’abri PC vient s’appliquer de manière déductive sur le lieu, s’ajuste au contact du jeu de terrasses qui caractérise cet écart scolaire, œuvre pour une activité de tissage avec cette topographie construite. Nous sommes là dans l’univers d’une rationalité contextuelle dès lors que l’on se soucie pour agir de la crevasse laissée par la démolition du pavillon 2 et des enjeux écologiques d’un terrassement. L’extension proposée se superpose à l’abri PC, lévite au-dessus de son socle pour ne pas saturer l’espace public, pour maintenir cet espace commun et partagé, pour préserver les perspectives et les relations spatiales. Il y a le climat imposé, l’air hygiénique assuré par les critères Minergie. Un système usuel enrichit par un principe de ‘puits canadien’ venant ajouter un supplément de confort durant les saisons extrêmes. Il y a aussi l’espace qualitatif, le climat amélioré par une conception bioclimatique : gain solaire, inertie thermique des matériaux, circulation naturelle de l’air par effet de cheminée marqué par le dénivelé des entrées…