MET 18 - Cité terrasse Mettlen, Bienne BE

Années 2018
Tailles M
Client Coopérative d'habitation WOBE
Coût 10 mio
Architectes IPAS Architectes et Planificateurs SA
Typologies Habitation
Coopération Grunwerk 1
Statuts En cours
Commission Concours
© Visualisations Dunedin Arts AG
Team Ott Eric
Egger Michel
Marconato Loïc
Gurtner Benjamin
Bellwald Léa
Ruegsegger Amanda
Da Cunha Liliana
Sacchetti Loris
Lieu Bienne BE

Information

Description:

Implantation / Architecture : Plus que jamais l’homme recherche à vivre une symbiose entre ville et nature. Sur ce site l’enjeu est à la fois de répondre aux problèmes arithmétiques de l’occupation foncière, d’offrir aux habitants un lien étroit avec la nature en satisfaisant pour chacun ce besoin, enfin de retrouver les joies des relations sociales. Le site occupe l’ubac ; aussi nous avons pris le parti de chercher la lumière dans l’ombre et de construire l’adret pour trouver l’ombre de la lumière. Ainsi une ‘cité-terrasse’ est née, une nouvelle topographie ouverte, vivante et riante. Regroupées en rangs serrés pour avoir chaud, de petites maisons individuelles semblent être posées sur le sol s’étayant les unes les autres par une taylorisation de la construction ; elles s’orientent vers le soleil formant ainsi un village en pente. Cette attitude réconcilie l’architecture avec les traditions régionales, elle nous permet de retrouver la substance historique de l’art architecturale qui sait s’accommoder à cette exposition du ciel. Architectonique : Dans notre monde en mutation, l’architecture doit épouser son temps. Elle doit répondre à l’évolution des modes d’habiter comme aux nouveaux usages. La structure du projet a été élaborée comme un plan libre qui produit un espace amorphe, indéterminé qui se caractérise par une neutralité spatiale ; elle est en somme une structure qui n’a pas un programme déterminé mais un potentiel de programme. La performance de cette neutralité spatiale est de procuré la possibilité de transformer facilement la constellation spatiale des petits appartements du programme en ‘cluster’ et inversement, par des déplacements, fluctuations, soustractions et aditions d’éléments architectoniques. Le jardin paysager : L’écriture paysagère joue de son pouvoir de révélation des sens et du lieu. Elle façonne les pentes avec des murs d’argiles faisant référence à la proximité de l’ancienne carrière, intègre le potager dans le jardin d’agrément faisant à la fois de ce parc un paysage à goûter et un jardin partagé offrant ainsi une dimension sociale à ce lieu ; enfin des jardins urbains grimpent sur les terrasses de la cité, deviennent les acteurs de la transition entre le lieu et l’habitat. MIcroclimat : La typologie traversante des habitations permet de tirer parti de l’intérêt climatique de l’urbanisme de pente, de profiter des potentialités d’une architecture bioclimatique. Le relief artificiel en ‘cuvette’ du projet permet le refroidissement nocturne rapide, accentué par une ventilation traversante facilitée par un effet de surpression et dépression lié aux différences de températures entre chacun des versants ; pour profiter de ce microclimat l’usage de matériaux à forte inertie thermique permet ainsi un refroidissement adiabatique durant la journée, pour plus de confort.