POR 02 - Ecole de l'Oiselier, Porrentruy JU

Années 2002
Tailles M
Client Municipalité de Porrentruy
Coût 15 mio
Architectes IPAS Architectes et Planificateurs SA
Typologies Education
Coopération GD Architectes SA
Statuts Realisé
Commission Concours – 1er prix
© de les photos Thomas Jantscher
Team Egger Michel
Ott Eric
Chillari Salvatore
Jeanneret Delphine
Lieu Porrentruy JU

Information

Programme:

Ecole primaire et enfantine

Description:

Implantation : Le site de la nouvelle école primaire et enfantine de Porrentruy présente la particularité d’avoir une topographie qui oriente le lieu vers le nord. S’ajoute à cela la présence de la forêt du Banné située en amont de la parcelle et la forme du terrain mouvementée. Cependant toutes les particularités de ce lieu portent également une charge poétique que le projet de la nouvelle école tente d’exalter: vue sur la ville de Porrentruy et son château, accès à l’école par le chemin se trouvant en lisière de forêt... Architecture : Le bâtiment prend possession du lieu à l’ouest de la parcelle. Accroché à la forêt, l’école suit la trace de la topographie. Il en résulte un objet de forme brisée qui réagit au lieu. Ce travail plastique permet de diminuer l’échelle visuelle du bâtiment et par conséquent son emprise volumétrique sur l’environnement bâti. Ces évènements spatiaux ainsi créés, dépressions, compressions, effets de perspective, enrichissent les possibles appropriations de l’espace; ils viennent influencer, suggérer toute la vie qui peut se dérouler dans et autour d’une école. L’émotion spatiale s’exprime également par la présence de porte-à-faux qui transmettent aux usagers toute l’énergie que produit la matière pour résister à la gravité. L’utilisation de la couleur pour les espaces de circulation et pour les espaces sanitaires génère une atmosphère puisant son essence dans la forêt toute proche, de cette lumière qui atteint notre rétine après avoir traversé le vert des feuillages. Ici, dans l’école, les multiples jeux de réflexions entre le plafond, les murs et le sol, emplissent les espaces de la teinte verte qui devient couleur atmosphérique en soumettant notre regard à un champ de perception. Avec nos yeux ouverts, nous expérimentons quelque chose de cette puissance du lieu, de cet échange nature-artifice ; un peu comme dans un rêve éveillé où la matière à voir n’est autre que l’évidence lumineuse de ces espaces.